La gestion du planning dans un cabinet comptable a fait si peu de progrès depuis l’invention d’Excel au début des années 80 qu’elle ne tardera pas à trouver sa place dans un musée…

Faire un planning n’a jamais été simple. Il faut prendre en compte les clients, les missions, les expertises de chacun, l’antériorité des collaborateurs, les congés, les absences… Gouverner, c’est prévoir !

Evidemment, si tous les clients transmettaient leurs pièces le jour dit, si aucun collaborateur n’attrapait la grippe, si aucun nouveau mandat n’était signé, si aucune nouvelle mission n’était vendue aux clients existants, etc., ça serait facile ! Mais le cabinet serait-il vraiment vivant dans ses conditions ?

Et même si ce cas extrème existait, la rentabilité réelle des comptes ne serait connue qu’après coup, personne ne saurait trop ce que font les autres, les associés et les managers piloteraient sans visibilité, et recruter de jeunes collaborateurs élevés au collaboratif et au temps réel s’avérerait une mission… impossible.

Il ne faudra pas attendre longtemps avant que l’on se demande comment on faisait avant Beeye !

Apparus à la Renaissance en Europe, les cabinets de curiosité proposaient leurs collections aux visiteurs. Ils formèrent par la suite le noyau des musées, muséums et jardins botaniques qui les remplacèrent peu à peu.