Le 28 mai dernier avait lieu un webinaire organisé par Beeye et ReceiptBank autour de Franck Laumon, associé du cabinet Dafinity. Au menu : les bonnes pratiques apprises par les cabinets pendant le confinement, et les erreurs à ne pas commettre une fois déconfinés ! Synthèse.

La période de confinement n’a pas été de tout repos pour les experts-comptables, qui ont dû se porter au secours de leurs clients, les informer sur les mesures de soutien, et les orienter dans leurs décisions. Mais elle a été aussi porteuse d’enseignements utiles pour la suite. Et notamment : quelles sont les erreurs qu’il ne faudra pas commettre ?

Expert-comptable, Franck Laumon a partagé avec nous son expérience et ses conclusions. Depuis 6 ans associé du cabinet Dafinity, ancien DAF, il est également Expert finances à la fondation Paris-Dauphine et start-up mentor au sein d’Innest, l’accélérateur de l’ordre des experts comptables dédié aux Accountech.

1 : Penser que tout va redevenir comme avant

Le télétravail n’était pas une pratique courante dans les cabinets d’expertise-comptable - ni même ailleurs, puisqu’on estime que 70% des télétravailleurs confinés l’ont découvert à l’occasion du confinement. La production s’est adaptée tant bien que mal. Mais c’est plutôt au niveau du management des équipes et de l’organisation interne que les problèmes se sont fait jour. Planification du travail à distance, centralisation et distribution de l’information, visibilité sur les travaux en cours : il n’a pas forcément été facile de collaborer pendant cette période !

Les collaborateurs se sont auto-responsabilisés. Ils ont du faire preuve de davantage d’autonomie, et le cabinet ne s’est pas arrêté… Conséquence : aujourd’hui, pas moins de 62% des Français désirent télétravailler davantage dans l’avenir. Les collaborateurs des cabinets ne font pas exception à la règle.

Le télétravail s’est imposé soudainement comme une réalité possible pour un cabinet digital. Il va devenir un élément clé au moment du recrutement.

2 : Ne pas accompagner ses collaborateurs dans la reprise du travail au bureau

Le grand danger du télétravail, c’est l’isolement, continue Franck Laumon. Pour qu’une équipe fonctionne dans la durée, au-delà d’une période exceptionnelle, il faut continuer à « faire société », et partager des valeurs de bien-être, d‘authenticité, de transparence. Cela nécessite, sur le fond, un projet collectif et collaboratif, et sur la forme, la mise en œuvre de bonnes pratiques… qui dépassent largement le cadre du télétravail !

« A distance, il faut davantage expliquer les décisions et partager les objectifs », souligne Franck Laumon. Ce n’est pas aussi simple qu’il y parait : « Nous avions mis en place un morning coffee quotidien. Certains l’ont ressenti comme de la surveillance ! Du coup, nous avons réduit le rythme à deux ou trois fois par semaine, sans obligation de participer », illustre t-il. Autrement dit : il reste indispensable de prendre en compte l’état d’esprit de l’équipe et de soigner la communication interne pour réussir à mettre en place de nouvelles initiatives.

Il a fallu multiplier les échanges pour garder la motivation intacte ? Faire preuve de souplesse dans la gestion des individualités ? Autant de bonnes pratiques à pérenniser de retour au cabinet.

3 : Ne pas revoir son offre d’accompagnement client

Tous les cabinets concordent : « Nous n’avons jamais autant parlé à nos clients ». C’est qu’au-delà de la conformité des comptes et des travaux réglementaires, le vrai rôle de l’expert-comptable est apparu en pleine lumière : l’accompagnement des dirigeants dans la gestion de leur entreprise. Un retour à la normale - si tant est qu’il soit possible au vu des conséquences économiques de la crise sanitaire - ne doit pas faire oublier cet acquis.

« Les dirigeants ont besoin de visibilité sur leur business, continue Franck Laumon. Bénéficier de prévisionnels de trésorerie - au jour le jour parfois, raccourcir le temps de récupération des créances, alléger si besoin la structure de coûts : autant de besoins qui existaient, certes, mais qui sont bien plus marqués aujourd’hui. »

L’expert-comptable s’est révélé comme un apporteur de solutions. Il serait dommage que ce rôle crucial s’efface une fois l’orage passé.

4 : Ne pas développer son écosystème d‘outils digitaux

La productivité des cabinets est une condition sine qua non de leur évolution. La dématérialisation en constitue la clé, pour rationaliser la chaîne de production, et partager les informations tant en interne que vis-à-vis des clients. Les cabinets ont besoin de nouveaux outils digitaux. L’implication des collaborateurs dans leur choix s’impose, explique l’expert-comptable ; la réussite du changement implique de dépasser les freins naturels à la modification des habitudes de travail. « Même chez les plus jeunes » !

Franck Laumon, dont le cabinet utilise tant Beeye que ReceiptBank, recommande de faire participer les équipes aux tests des solutions, et à la réflexion qui précède la sélection des outils. Réaliser l’audit de son propre cabinet, monter une équipe projet qui comprendra tous les échelons, définir ensemble les besoins et les critères, tester sur un périmètre restreint, mesurer des résultats concrets : autant d’étapes nécessaires à la réussite.

Retrouvez les détails de ces étapes en visionnant l’intégralité du Webinaire.

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5 : Continuer à recevoir du papier…

Les collaborateurs évoluent, les méthodes de travail évoluent, les demandes des clients évoluent… le cabinet doit lui aussi évoluer. C’est maintenant qu’il faut se lancer, conclut Franck Laumon : demain commence aujourd’hui !

Beeye apporte aux cabinets le chaînon manquant d’une gestion proactive de leur production. Il permet de piloter en temps réel sa vraie rentabilité dans une dynamique collaborative, tant humaine que technologique.